|
|
|
Cliquez sur les portraits pour une meilleure vue...
Cette 250 DACT, bien qu'unique, fit la gloire de Jonghi de par sa versatilité... Records du monde sur piste ou Grands Prix, elle afficha fréquement sa grande classe et récompensa sans fin son créateur durant ces quelques années de relatif calme de l'immédiat avant-guerre . Son potentiel était déjà visible dès ses premiers essais à Montlhéry en 1934, tournant à plus de 145 kmh. Quelques jours plus tard, équipée d'un volant extérieur un peu plus lourd et sa carburation peaufinée, les 160 kmh étaient dépassés et Louis Jeannin s'apprêta pout tenter le record mondial de l'heure qui fût battu à un peu plus de 156 kmh. Louis Jeannin et Guiseppe Remondini posent avant la tentative Guiseppe Remondini démarre la moto lui-même à la poucette... Premier tour, tout va bien... Dessins de la 250 dans la presse de l'époque. Dessin récent. Essais sur le routier de Montlhéry, Georges Monneret, vers 1936. La 250 au Salon de la Moto 1937. Notez dans le fond, un prototype 175 cm3 2 temps qui ne sera jamais commercialisé, son architecture est très similaire au 100 Prester-Jonghi à boite à pinions toujours en prise et sélection à billes internes. En 1938, l'UMF décida d'attribuer un prix de 150 000 Frs pour injecter un peu d'intêret dans la compétition motocycliste moribonde... L'objectif était de parcourir plusieurs tours du circuit routier de Montlhéry à une moyenne supérieure au temps par tour sélectioné par le comité d'organisation. Georges Monneret et Prester-Jonghi furent les premiers en piste, et, non sans mal, remplirent leur part du contrat. Monet-Goyon et Raymond Guiguet avait également un oeil sur le prix et construirent une 350 spéciale, bicylindre en Vé a un ACT, mais elle ne fût pas prête à temps. Néanmoins, Paul Boetsch, plus connu pour sa longue et belle carrière chez Terrot, s'aligna sur la 350 Monet-Goyon à ACT, sans résultat. Extraits de la presse d'époque. Une petite polémique se déroula un peu plus tard dans Moto-Revue entre Louis Jeannin et Georges Monneret au sujet de la validité du temps au tour sélectionné pour les 250. Une triste fin de chapitre: La 250 Jonghi survécu la guerre et s'aligna pour une dernière course, le GP des Rempards 1946 en Avignon. Georges Monneret avait un concurent très serieux en la personne de Henri Nougier sur la nouvelle monte crée par son frère Jean, la 250 dite "Tournevis". Longtemps 2ème et peut-être handicapée par le pauvre carburant disponible, la Jonghi finit par éclater son moteur. Guiseppe garda longtemps les restes, mais cette si belle réalisation française finit à la féraille après son décès en 1959...
|